Ascension de la Meije par Oliv' G. et Sylvain
Par Vincent, jeudi 1 octobre 2009 à 14:19 - Membres
Oliv' nous rapporte récit et photos de son ascension (avec son pote Sylvain) de la Meije. Texte et photos sont de lui ! Bonne lecture à toutes et à tous !
Notre ascension sur la Meije (3982 m) le sommet le plus difficile de toutes les alpes européennes.
Pour le rappel historique, en 1877 c’était le dernier grand sommet vierge et ce n’est que le 16 août 1877 qu’E. Boileau de Castelnau, P. Gaspard et son fils atteignent le sommet, presque un siècle après la 1ère ascension du Mont Blanc (7 août 1786).
L’ascension de la Meije, suivie par la traversée des arêtes jusqu’au doigt de dieu est le rêve de beaucoup d’alpinistes et une consécration pour un bon nombre. Pour moi aussi c’était un rêve et c’est cet été que j’ai eu la chance de le vivre.
Le samedi 25 juillet 2009 départ du village de La Grave (Haute Alpes) à 15h00 avec Sylvain (mon pote qui rêve lui aussi de cette course depuis longtemps) en direction du refuge du promontoire via les Enfetchores et la brèche de la Meije. 3h15 après cette 1ère course nous arrivons à 18h15 au refuge juste à temps pour nous mettre à table (accueil chaleureux du gardien qui délivrera des informations stratégiques et météorologiques).
Juste après le repas, préparation des sacs et direction le dortoir à 20h00. Impossible pour moi de dormir à cette heure (21h00) et donc retour dans la salle commune pour discuter avec le gardien et des gens qui sont là pour passer une nuit au pied de la Meije suivie d’un retour dans la vallée le lendemain. A 23h00 le gardien ferme la salle commune et envoie tout le monde au lit.
Réveil à 3h00 après une courte nuit mais suffisamment bonne pour une 1ère nuit en altitude (3000m). Nous prenons notre temps et décidons de partir à 4h00 et de laisser partir les plus pressés. Erreur, car les plus pressés ne sont pas forcément les plus rapides et nous perdrons environ 1h30 à attendre dans les passages où il est impossible de doubler pour arriver à 10h30 au sommet. Sur le chemin de celui-ci nous prenons sur notre cordée un gars qui avait le projet de faire l’ascension en solo mais étant en difficulté nous lui proposons notre aide et c’est mieux ainsi pour notre conscience (difficile de voir quelqu’un faire une chute de 1000m voire plus sans parachute).
Après une pause sur le sommet avec les autres cordées, nous nous organisons avec deux d’entre elles pour aider les cordées qui nous bloquaient lors de la monté au grand pic. Nous arrivons au doigt de dieu à 15h00, après quelques rappels nous sommes sur le glacier du Tabuchet qui nous mène au refuge de l’Aigle (3450m) où nous laissons les cordées les plus fatiguées passer la nuit. Pour nous et d’autres cordées la journée n’est pas finie, il est 16h30 et on n’a toujours pas mangé, donc pause de trente minutes pour le casse-croûte, contemplation du massif puis encore 2000 m environ de descente pour retrouver la vallée et notre voiture que nous retrouverons à 19h00.
En résumé, un rêve de course et une course de rêve, une super belle journée avec un bon pote dans un cadre exceptionnel, beaucoup de plaisir et une bonne fatigue aussi. Olivier G.
Pour le rappel historique, en 1877 c’était le dernier grand sommet vierge et ce n’est que le 16 août 1877 qu’E. Boileau de Castelnau, P. Gaspard et son fils atteignent le sommet, presque un siècle après la 1ère ascension du Mont Blanc (7 août 1786).
L’ascension de la Meije, suivie par la traversée des arêtes jusqu’au doigt de dieu est le rêve de beaucoup d’alpinistes et une consécration pour un bon nombre. Pour moi aussi c’était un rêve et c’est cet été que j’ai eu la chance de le vivre.
Le samedi 25 juillet 2009 départ du village de La Grave (Haute Alpes) à 15h00 avec Sylvain (mon pote qui rêve lui aussi de cette course depuis longtemps) en direction du refuge du promontoire via les Enfetchores et la brèche de la Meije. 3h15 après cette 1ère course nous arrivons à 18h15 au refuge juste à temps pour nous mettre à table (accueil chaleureux du gardien qui délivrera des informations stratégiques et météorologiques).
Juste après le repas, préparation des sacs et direction le dortoir à 20h00. Impossible pour moi de dormir à cette heure (21h00) et donc retour dans la salle commune pour discuter avec le gardien et des gens qui sont là pour passer une nuit au pied de la Meije suivie d’un retour dans la vallée le lendemain. A 23h00 le gardien ferme la salle commune et envoie tout le monde au lit.
Réveil à 3h00 après une courte nuit mais suffisamment bonne pour une 1ère nuit en altitude (3000m). Nous prenons notre temps et décidons de partir à 4h00 et de laisser partir les plus pressés. Erreur, car les plus pressés ne sont pas forcément les plus rapides et nous perdrons environ 1h30 à attendre dans les passages où il est impossible de doubler pour arriver à 10h30 au sommet. Sur le chemin de celui-ci nous prenons sur notre cordée un gars qui avait le projet de faire l’ascension en solo mais étant en difficulté nous lui proposons notre aide et c’est mieux ainsi pour notre conscience (difficile de voir quelqu’un faire une chute de 1000m voire plus sans parachute).
Après une pause sur le sommet avec les autres cordées, nous nous organisons avec deux d’entre elles pour aider les cordées qui nous bloquaient lors de la monté au grand pic. Nous arrivons au doigt de dieu à 15h00, après quelques rappels nous sommes sur le glacier du Tabuchet qui nous mène au refuge de l’Aigle (3450m) où nous laissons les cordées les plus fatiguées passer la nuit. Pour nous et d’autres cordées la journée n’est pas finie, il est 16h30 et on n’a toujours pas mangé, donc pause de trente minutes pour le casse-croûte, contemplation du massif puis encore 2000 m environ de descente pour retrouver la vallée et notre voiture que nous retrouverons à 19h00.
En résumé, un rêve de course et une course de rêve, une super belle journée avec un bon pote dans un cadre exceptionnel, beaucoup de plaisir et une bonne fatigue aussi. Olivier G.